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De nouvelles dents pour le vieil âge
Le Dr Antonio Nanci croit qu'avant longtemps, nous pourrons tous nous faire pousser de nouvelles dents lorsque nous en aurons besoin - mais nous ne sommes pas encore tout à fait là.
« Cela se produira probablement », dit-il. « Mais la marche est haute entre faire pousser une dent dans une éprouvette ou chez un modèle animal et le faire chez les humains. »
Voici comment il pense que cela peut être possible : les dents poussent au bout d'une tige, un peu comme les raisins au bout d'une tige centrale, lorsqu'elles reçoivent les bons signaux que c'est le temps de pousser. Après que les dents se sont formées, cette tige se brise, et les fragments qui restent peuvent, dans certaines circonstances, venir à former de nouvelles dents. Utilisant une combinaison de méthodes de transfert de gènes et de signaux moléculaires, le Dr Nanci pense que nous serons en mesure de réactiver les bonnes cellules pour que ces fragments se transforment en dents de la bonne forme et de la bonne taille pour nos bouches.
C'est l'une des choses auxquelles le Dr Nanci travaille dans son laboratoire, le Laboratoire de recherche sur les tissus calcifiés et les biomatériaux à la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal. Également professeur, il enseigne à ses étudiants, les dentiste (Gatineau)
de demain, à se préparer à ces évolutions.
« Lorsque vous terminez vos études, vous avez de 25 à 30 ans de travail devant vous, et les méthodes de traitement changeront au cours de cette période », explique-t-il. « J'essaie de sensibiliser les étudiants aux changements qui semblent s'annoncer. »
Le Dr Nanci s'y connaît en fait de changement. En 1983, lorsqu'il est arrivé à l'Université de Montréal, il a commencé à parler des protéines dans l'émail dentaire et de la capacité de les utiliser pour réparer les dents.
« Tout le monde pensait que j'étais fou », dit-il. « Une protéine de l'émail sur laquelle mon laboratoire travaillait alors a pourtant été développée par un groupe suédois, et elle est devenue l'un des premiers extraits biologiques à être approuvés pour la réparation parodontale. Elle est aujourd'hui utilisée partout dans le monde. »
Cela amène le Dr Nanci à une autre de ses passions : le potentiel de la recherche en santé bucco-dentaire réalisée par les dentiste (Gatineau)
s dans nombre d'autres domaines de la santé. Par exemple, l'extrait de la protéine de l'émail s'est également révélé efficace pour aider à la guérison des plaies en réduisant l'inflammation. En Europe, une société se sert de l'extrait pour soigner les ulcères cutanés. Une autre protéine des dents que son laboratoire a récemment clonée est produite de façon excessive dans certains cancers, et elle peut présenter de l'intérêt pour leur diagnostic et leur dépistage précoce. Cette protéine fera la une du réputé Journal of Cellular Biochemistry.
« Le travail des personnes qui s'intéressent aux dents est très important pour la santé bucco-dentaire, mais aussi des plus valables pour la médecine en général », précise-t-il. « Une bonne partie de l'excellent travail effectué en recherche sur l'ostéoporose ou l'arthrite est l'oeuvre de dentistes (Gatineau)
. »
« Les dents se composent de nerfs, de vaisseaux sanguins, d'hormones, de facteurs de croissance - tout ce qui se trouve aussi dans d'autres organes comme les reins ou les poumons - joliment enveloppés », dit le Dr Nanci. « Étudier les dents, c'est étudier bien d'autres choses en plus. »
Source : http://www.cihr-irsc.gc.ca, date d’extraction:19 juin 2009
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